48 heures à Bucarest

Bucarest est une ville de contrastes qui ne ressemble à aucune autre capitale européenne. Le Parlement, alias le-second-plus-grand-bâtiment-administratif-au-monde-après-le-Pentagone et projet du dictateur Nicolae Ceaușescu, côtoie des maisons autrefois bourgeoises et désormais complètement rongées par des années de communisme.

Soyez prévenus, la ville n’est pas toujours réputée pour sa beauté. La vieille ville est certes mignonne, mais la plupart des quartiers sont en très mauvais état. Pourtant, la capitale vaut le détour. Vous découvrirez d’anciennes églises orthodoxes épargnées par le temps à chaque coin de rue – n’hésitez pas à pousser la porte pour entrevoir les fidèles en transe, un spectacle plutôt fascinant. Du point de vue architectural, blocs communistes, édifices de l’entre-deux-guerres (aussi appelé « le Petit Paris ») et quartiers résidentiels chics cohabitent dans un joyeux chaos. Mon conseil : parcourez les rues au nord de la station de métro Universitate et admirez les façades endommagées des maisons figées par le temps.

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La librairie moderne Carturesti Carusel, aménagée dans une ancien bâtiment du 19e siècle

Un petit creux ?

Ami carnivore, réjouissez-vous ! Les plats traditionnels contiennent principalement du porc, des pommes de terre et du chou. Les quantités requièrent une grande maîtrise de soi ; on frise parfois le coma alimentaire. Ne repartez pas sans goûter le sarmale, une paupiette de porc entourée de choux et accompagnée de polenta, de crème fraîche et d’un piment. Un délice !

Diner alfresco

Les grandes avenues aux blocs d’immeubles parfaitement alignés cachent de jolis jardins en friche où siroter un verre ou petit-déjeuner le week-end. Parmi mes favoris, le Dianei 4, une grande maison à moitié en ruine reconvertie en sanctuaire des gens qui brunchent, et le Control Club, bar ensoleillé où vous pourrez déguster une bonne pizza et sirotez un gin and tonic avant d’aller danser sur de l’électro.

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Le Dianei 4, excellent pour un brunch au calme

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La terrasse alfresco du Control Club

Dans ma valise

Oubliez les robes de soirées et talons hauts ; la mode est plutôt décontractée à Bucarest. Remplissez votre valise de basiques et emportez des chaussures confortables pour marcher dans les rues pavées de la vieille ville ou dans les allées du parc Cișmigiu. À savoir : les clubs et bars ne possèdent pas de critères vestimentaires précis. Certains endroits sont toutefois appréciés des hipsters où les excentricités sont permises.

Un mariage ? Là encore, le dress code est plutôt décontracté. Certains invités osent le costume trois pièces ou la robe de cocktail, mais l’association jean-chemise n’est pas inhabituelle.

Dernière précision : les étés sont chauds, très chauds, avec des températures avoisinant les 30 degrés ; n’oubliez pas la crème solaire !

Et sinon, la Roumanie ?

La  Roumanie est un pays particulièrement vert. Si vous avez des envies de nature, sautez dans un train en direction des Carpates pour une balade au milieu de la forêt. Descendez à l’hôtel Vila Retezat, une grande maison datant du début du 20e siècle, et optez pour la Princess room, dont les fenêtres aux jolis vitraux offrent une vue spectaculaire sur les montagnes entourant la ville de Sinaia. Ou partez à la rencontre de Dracula en visitant les châteaux de Transylvanie. Grand bol d’air (et peut-être frissons) garantis !

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Vue depuis la Vila Retezat, détail des vritraux

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